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D'un grand homme

« Ce qui m’intéresse, c’est la confrontation de l’homme avec les multiples mouvements qui l’entourent, qu’ils soient d’ordre historique, social, cosmique : destin individuel et destin collectif, tendre à cette difficile harmonie de l’un avec l’autre. »

                                           
Pierre Halet
 

Me voici

Auteur indépendant de romans avant de passer de l'autre côté de la barrière, je n'ai pas renoncé à écrire, juste mis ma passion entre parenthèses pour vous permettre d'assouvir la vôtre.
Pour info cette photo a été prise lors d'une séance de dédicaces que j'assurais dans une librairie parisienne en 2005. Mes cheveux n'ont pas repoussé depuis.

Mercredi 17 septembre 2008 3 17 /09 /Sep /2008 18:33

Sortie le 8 novembre 2008

 

Titre : La gueule en biais

 

Auteur : Patricia Ferlin

 

 

Quatrième de couverture :

Auteur de trois ouvrages, Patricia Ferlin a été récompensée par la Société des Gens de Lettres en 1995 pour Femmes d’encrier. Née en 1964, elle enseigne la communication à l’Université d’Orléans depuis 1993.

Ses thématiques d’écriture gravitent autour de la relation à l’autre. Elle s’essaie ici à l’autofiction, et nous propose une leçon de vie qui vise à l’universel.

Un objet littéraire hors normes.

 

Comme une tempête, la paralysie faciale a frigore souffle sur le côté gauche d’un joli visage, le fige dans l’espace, et lui donne cette impression de « gueule en biais ». Cependant, la bourrasque prend ses racines dans le passé.

L’auteur doit remonter le temps pour démonter le mécanisme de la maladie. À travers un journal aussi intime qu’intimiste, la symphonie de ses mots va la ramener à la source.

 

 

Extrait :

« De ma fenêtre, j’aperçois le soleil automnal balayer les chrysanthèmes dans mes jardinières. Cela fait trois ans que chaque année, en novembre, elles retrouvent leur force et leur couleur, un jaune éclatant…

… À 43 ans, je me situais objectivement dans la catégorie des filles ni cloches ni moches. Un divorce en cours, deux grands enfants, un certain succès auprès de la gent masculine, un boulot intéressant et humainement très riche, des ami(e)s fidèles… le stéréotype de la quadra dans le coup.

Aujourd’hui le miroir me renvoie l’image d’un visage déformé, qui trouverait sa place dans une galerie entre un Modigliani et un Picasso. »

 

 

Avis de notre comité de lecture :

Patricia Ferlin aurait pu faire de La gueule en biais un recueil de poèmes ou un ouvrage sur la maladie. Elle a préféré briser les schémas de la littérature dans une symphonie fantastique, et livrer un texte aussi puissant qu’inclassable, plutôt que de s’apitoyer sur son sort.

 

 

 

Genre : témoignage

ISBN : 978-2-917767-01-6

Format : 148 X 210

Dos carré collé 210 pages

 

Prix : 19 €

 

Par le directeur éditorial
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /Sep /2008 08:05

Certains auteurs (je ne parle pas de ceux qui travaillent avec moi) se plaignent de la promotion faite à leur ouvrage par leur éditeur.
Il est vrai que cette obscure partie du travail, destinée à mettre le livre dans la lumière, demande de l'énergie et de l'audace.
Sachez cependant que l'éditeur ne peut pas tout (sinon je le saurais). Un ouvrage réussi, bien écrit, pensé avec justesse et finesse, finit par voler de ses propres ailes.

Joëlle Borrel ne s'attendait certainement pas à ce que son livre soit un jour présenté dans une librairie en Suisse.
Moi non plus ! Pourtant...

La Librairie du Boulevard, rue de Carouge à Genève, vient de commander Toutes les chattes ne sont pas grises même la nuit.
Et je vous assure que la promotion mise en place par mes soins ne visait pas aussi loin.

Félicitons Joëlle d'avoir réussi à s'implanter de l'autre côté des Alpes avec son premier ouvrage, signe de la qualité de ce dernier.
Toutes les chattes ne sont pas grises... a dépassé en moins de quatre mois nos espérances conjuguées (n'est-ce pas Jo ?), et vous avez forcé le respect de plusieurs dans la profession par un exercice difficile réussi avec brio. Sortir ce livre de son contexte et le placer en littérature généraliste était un pari osé. Pari gagné !
Notre amie a déjà conquis un public en France, souhaitons lui longue vie ailleurs.

Par le directeur éditorial
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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /Sep /2008 09:59

Vous vous comprenez ? Tant mieux, parce que moi… pas trop. Je plaisante bien sûr, comme un dimanche matin peut l’autoriser ; eh ! moi aussi je mérite un peu de détente.

 

Cette phrase me permet de développer deux thèmes aujourd’hui. D’abord, vous trouverez des exemples de ponctuation employée à bon escient. Non, je n’ai pas fait de faute en laissant une minuscule après le point d’exclamation. Ce signe est suivi d’une majuscule seulement quand il est placé en fin de phrase, jamais derrière une interjection.

 

Le véritable but de mon intervention est de vous faire prendre conscience d’un fait trop souvent délaissé, pour ne pas dire oublié : la compréhension.

 

Vous écrivez une histoire, avec tout votre cœur évidemment. Votre cerveau se plaît déjà à imaginer votre œuvre en vue dans la vitrine de la grande librairie au coin de la rue, celle devant laquelle passent tous les jours vos parents et certains de vos amis.

 

Comment se fait-il qu’un éditeur ne retienne pas votre manuscrit ? Qu’un autre se permette de vous dire : « Non, cette phrase n’est pas bonne », « écrivez ce passage différemment », « arrêtez de faire ceci, et mettez l’accent sur cela » ?

Simplement car vous avez écrit pour vous. Idée louable si vous glissez votre manuscrit sous votre oreiller, et vous endormez avec la satisfaction du devoir accompli.

Par contre, si votre désir est de toucher un public, de l’amener à partager les idées parsemées dans ces pages qui ont réclamé tant de nuits blanches, votre cerveau en ébullition doit intégrer un principe : chaque individu est différent, avec un vocabulaire et une capacité de perception unique. Et vous devrez vous plier à des règles afin d’être compris par le plus grand nombre.

 

Ne me dites pas : « Je veux qu’il en soit ainsi ! », prouvez-moi que vous avez raison. Ou conservez votre manuscrit sous votre oreiller, à l’abri des critiques. Car c’est cela être auteur : s’exposer.

 

Je fais de mon mieux pour vous permettre de réaliser votre projet, mais je ne suis pas disposé à couler ma maison d’édition pour faire plaisir, et publier n’importe quoi. Prenez note de ces remarques avant d’envoyer un manuscrit à l’Aile et la Plume.

 

Fini le sermon de ce dimanche, je retourne au travail. Bonne journée à toutes et à tous, bonne écriture.

Par le directeur éditorial
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Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /Sep /2008 11:11

Pour notre amie Plume, et d’autres, voici les règles d’utilisation des points de suspension. Sortir ce signe de ponctuation de son utilisation classique revient à abîmer votre texte, comme placer une chaussette sur la tête de votre enfant en guise de bonnet.

 

Ce signe indique l’abandon d’une phrase au profit d’une autre. Il est dans ce cas suivi d’une majuscule :

"Jean attend sa copine qui… L’orage éclate soudain."

 

Indique aussi une hésitation en cours de phrase. Dans ce cas suivi d’une minuscule :

 

"Plume se demande si… des points de suspension sont nécessaires ici."

 

On trouve aussi ce signe dans une énumération écourtée. Il remplace alors le célèbre etc., mais ne lui est jamais associé :

Je dois acheter des tomates, de l’ail, du fenouil…

 

En fin de phrase ils sous-entendent une suite, une référence ou une complicité :

- Vous me comprenez…

- Un jour je serai champion du monde…

 

Ils sont également utilisés derrière une majuscule pour remplacer un nom qu’on ne veut donner :
"C…"

Ou d’une insulte :
"p… de travail"

 

Enfin, on les trouve en remplacement du dernier chiffre d’une date pour marquer l’approximation :
"elle est née en 198…"

 

N’oubliez pas ces règles. Chère Plume, quand vous penserez que nous en avons fini avec votre texte, nous en reparlerons. Alors prenez de l’avance et faites déjà quelques rectifications.

Par le directeur éditorial - Publié dans : Règles non négociables
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 19:04

Je n’irai pas dans ces lignes expliquer la valeur du point, au risque de vous faire passer pour ce que vous n’êtes pas : des demeuré(e)s.

Dans tous les cas, n’oubliez pas que la ponctuation est règlementée, et encadrée par les traités de grammaire agréés. Vous ne pouvez pas faire n’importe quoi. Quelques transgressions sont permises, n’en abusez pas.

 

Intéressons-nous à un signe tombé peu à peu dans l’oubli, remplacé souvent à tort par la virgule, la terreur des auteurs en herbe, j’ai nommé le point-virgule.

 

Ce signe sert à séparer des expressions indépendantes qui ont une relation logique entre elles. Voici un exemple :

« Le soleil se couche à l’Ouest ; Nantes voit poindre la nuit après Strasbourg. »

 

On doit l’utiliser aussi quand la seconde expression commence par un adverbe. Un autre exemple :

« Louis a fait tomber sa pièce ; heureusement une passante lui a rendue. »

 

Enfin, le point-virgule permet de mettre deux idées en parallèle. Comme ceci :

« Jean joue sur l’ordinateur ; sa sœur préfère se promener. »

 

Voici la seconde et dernière leçon de la journée. N’oubliez pas qu’un point-virgule nécessite un espacement avant et après, et est toujours suivi d’une minuscule.

Par le directeur éditorial - Publié dans : Règles non négociables
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