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Me voici

Auteur indépendant de romans avant de passer de l'autre côté de la barrière, je n'ai pas renoncé à écrire, juste mis ma passion entre parenthèses pour vous permettre d'assouvir la vôtre.
Pour info cette photo a été prise lors d'une séance de dédicaces que j'assurais dans une librairie parisienne en 2005. Mes cheveux n'ont pas repoussé depuis.

Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 08:06

Un blog, quelques phrases jetées ici ou là, une nouvelle, deux nouvelles… Ces textes plus ou moins liés ne font pas de vous l’auteur incontournable de demain.

Car si un auteur sait formuler ses idées, il doit avant tout en avoir des idées. Vous pensez qu’écrire un livre est facile ? Qu’il suffit d’aligner des mots les uns après les autres ? Tenir le lecteur en haleine sur 200 ou 300 pages, titiller son attention au fil des chapitres sans jamais en donner l’apparence, voici la magie de l’écriture. Et n’est pas magicien qui veut.

 

Un auteur ne peut vivre de sa plume en France, à moins de jouer sur le terrain de Frédéric Dard, et de vendre dix mille exemplaires par mois de son « San Antonio personnel » aux kiosques Hachettes présents dans chaque gare.

Si Joanna K. Rowling, extraordinaire auteur de Harry Potter, était Française, sa fortune (avec le même succès) serait à diviser par deux à cause des charges sociales et des impôts.

Écrivez pour votre plaisir et celui de vos proches, écrivez pour faire un livre qui sera au top des ventes, pour sortir de l’anonymat, pour vous prouver que vous en êtes capable, mais n’écrivez pas pour faire fortune.

 

Le premier danger qui guette l’auteur : l’autosatisfaction.

Vous êtes persuadé d’avoir pondu le prochain Goncourt, cependant aucune maison d’édition ne retient votre manuscrit. « Bien sûr les professionnels n’y connaissent rien, ils éditent leurs relations, marchent à coup de pots de vin… »

Qui vous a lu, a jugé votre travail avec le détachement nécessaire ?

Si le monde de l’édition ne brille pas par son intégrité, les auteurs doivent accepter de se voir mis en concurrence. J’ai personnellement reçu quarante-cinq manuscrits en deux mois. Combien arrivent par jour au guichet d’une maison d’édition reconnue ? Des dizaines.

On ne peut pas tout publier. Un choix s’impose, parfois dramatique. Pourtant je me lève chaque matin, l’espoir chevillé de tomber sur « le manuscrit », celui qui saura justifier le fait d’avoir choisi ce travail.

 

Écrivez et tentez votre chance, mais ne vous faites pas une montagne d’une dunette. Tous les manuscrits ne sont pas destinés à devenir des livres.

 

Par le directeur éditorial
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Commentaires

Oui... Perso, je serai déjà ravie d'arriver à en terminer un !
Commentaire n°1 posté par Aga le 06/08/2008 à 10h08
Bien dit !!!
Commentaire n°2 posté par Plume le 12/08/2008 à 17h28
Bonjour, je viens découvrir cet univers de l'édition, juste par curiosité. Ce premier article est clair quant à son intention. Il correspond à ce que je pensais, ça tombe bien. Je reviendrai. Charly...
Commentaire n°3 posté par " Charly " le 15/11/2008 à 08h34

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