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Me voici

Auteur indépendant de romans avant de passer de l'autre côté de la barrière, je n'ai pas renoncé à écrire, juste mis ma passion entre parenthèses pour vous permettre d'assouvir la vôtre.
Pour info cette photo a été prise lors d'une séance de dédicaces que j'assurais dans une librairie parisienne en 2005. Mes cheveux n'ont pas repoussé depuis.

Règles non négociables

Samedi 6 septembre 2008 6 06 /09 /Sep /2008 11:11

Pour notre amie Plume, et d’autres, voici les règles d’utilisation des points de suspension. Sortir ce signe de ponctuation de son utilisation classique revient à abîmer votre texte, comme placer une chaussette sur la tête de votre enfant en guise de bonnet.

 

Ce signe indique l’abandon d’une phrase au profit d’une autre. Il est dans ce cas suivi d’une majuscule :

"Jean attend sa copine qui… L’orage éclate soudain."

 

Indique aussi une hésitation en cours de phrase. Dans ce cas suivi d’une minuscule :

 

"Plume se demande si… des points de suspension sont nécessaires ici."

 

On trouve aussi ce signe dans une énumération écourtée. Il remplace alors le célèbre etc., mais ne lui est jamais associé :

Je dois acheter des tomates, de l’ail, du fenouil…

 

En fin de phrase ils sous-entendent une suite, une référence ou une complicité :

- Vous me comprenez…

- Un jour je serai champion du monde…

 

Ils sont également utilisés derrière une majuscule pour remplacer un nom qu’on ne veut donner :
"C…"

Ou d’une insulte :
"p… de travail"

 

Enfin, on les trouve en remplacement du dernier chiffre d’une date pour marquer l’approximation :
"elle est née en 198…"

 

N’oubliez pas ces règles. Chère Plume, quand vous penserez que nous en avons fini avec votre texte, nous en reparlerons. Alors prenez de l’avance et faites déjà quelques rectifications.

Par le directeur éditorial - Publié dans : Règles non négociables
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 19:04

Je n’irai pas dans ces lignes expliquer la valeur du point, au risque de vous faire passer pour ce que vous n’êtes pas : des demeuré(e)s.

Dans tous les cas, n’oubliez pas que la ponctuation est règlementée, et encadrée par les traités de grammaire agréés. Vous ne pouvez pas faire n’importe quoi. Quelques transgressions sont permises, n’en abusez pas.

 

Intéressons-nous à un signe tombé peu à peu dans l’oubli, remplacé souvent à tort par la virgule, la terreur des auteurs en herbe, j’ai nommé le point-virgule.

 

Ce signe sert à séparer des expressions indépendantes qui ont une relation logique entre elles. Voici un exemple :

« Le soleil se couche à l’Ouest ; Nantes voit poindre la nuit après Strasbourg. »

 

On doit l’utiliser aussi quand la seconde expression commence par un adverbe. Un autre exemple :

« Louis a fait tomber sa pièce ; heureusement une passante lui a rendue. »

 

Enfin, le point-virgule permet de mettre deux idées en parallèle. Comme ceci :

« Jean joue sur l’ordinateur ; sa sœur préfère se promener. »

 

Voici la seconde et dernière leçon de la journée. N’oubliez pas qu’un point-virgule nécessite un espacement avant et après, et est toujours suivi d’une minuscule.

Par le directeur éditorial - Publié dans : Règles non négociables
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Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 11:45

Suggestion intéressante, Lady Vlana a proposé à l'Aile et la Plume de parler de la poctuation, vaste sujet qui demandera plusieurs articles.

Une des difficultés de la langue française réside fort justement dans le placement de ces . ou , et encore ... sans oublier les ! et ? avec en prime le fameux ;


La grande diversité des styles d'écriture prend en compte la ponctuation, au point qu'une virgule mal placée peut changer de sens d'une phrase. Voici un exemple tiré de Toutes les chattes ne sont pas grises de Joëlle Borrel :
 

"Je te dédie ces pages, tendre Sonia, toi qui m’as éveillée à l’amour vrai, et as consumé ma frivolité à tout jamais, qui me permet de regarder le chemin parcouru sans rougir, comme d’affronter l’avenir sans craindre la déchéance de la solitude."

Imaginez que l'auteur place la première virgule après tendre. Ce mot ne qualifie plus Sonia, mais les pages, et vous aurez fait une faute en prime car l'adjectif ne sera plus accordé.
La virgule sert à séparer une phrase en plusieurs segments bien sûr, mais aussi à donner un style. Joëlle donne dans cet exemple plusieurs raisons à la dédicace de son livre, justifiant ainsi toutes les virgules placées après Sonia.
Pour justifier la première, lisez la première partie à haute voix, et écoutez. Cette virgule est aléatoire (oui, ça existe), elle permet de souligner l'adjectif attribué à Sonia.

L'auteur doit prendre soin d'habiller son texte avec des virgules placées avec soin. Relisez à haute voix, écoutez, essayez de changer, et vous saurez.

 

Par le directeur éditorial - Publié dans : Règles non négociables
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